Aborder le Valbonnais, c’est distinguer une région administrative (un canton) forgée par des siècles d’histoire, du « berceau » de cette région, la vallée étroite abritant le village de Valbonnais.
Une région
La grande région du Valbonnais s’ouvre aux visiteurs par deux portes « naturelles »: à l’Est, par le défilé étroit et encastré qui longe la rivière de la Bonne et mène au Pont du Prête et au Nord-Ouest, par le haut passage du Col d’Ornon.
Ce col, sur lequel débouche la vallée du Périer puis du Chantelouve, constitue un trait d’union historique entre les pré-Alpes au Sud (le Trièves et le Gapençais) et les vallées de l’Oisans - passage vers l’Italie - à l’Est. Pendant longtemps, il était commun de rallier Bourg d’Oisans à Grenoble en passant par ce col. Que de garnisons, de commerçants, de voyageurs ont emprunté ce raccourci sinueux et stratégique !
La région du Valbonnais possède une affinité particulière avec le chiffre quatre, comme pour honorer les quatre angles du carré magique, le symbole du village.
Quatre, comme les quatre principales rivières qui l’irriguent : la Bonne, cour d’eau impétueux qui part du Valjouffrey, dans laquelle se jettent le Béranger, la Malsanne et la Roizonne.
Quatre également comme les quatre grands lacs de haute montagne qui l’agrémentent : Labarre, Vallon, Gary, et Ruif Bruyant.
Quatre, enfin, comme les quatre principales vallées qui la traversent : la Roizonne, le Valbonnais, Valjouffrey et le Périer (qui se poursuit dans le Chantelouve).
Mais trois, en revanche, pour les grands bourgs qui la composent : Valbonnais, Entraigues et le Périer.
Cernée à l’Est par la région de la Matheysine, au Sud par le Beaumont et à l’Ouest par l’Oisan, la région du Valbonnais se présente comme une enfilade de vallées où coulent de remuantes rivières, parsemées de plaines verdoyantes et dominées par des pics abruptes.


Une vallée
Pour beaucoup, le nom de Valbonnais est associé avant tout à une vallée que symbolise un village.
Voici comment Marcelle Péry, auteur du livre « A l’ombre de la montagne » (2005), décrit ce micro territoire :
"Le Valbonnais est essentiellement la vallée moyenne de la Bonne, affluent du Drac.[…] C’est une large cuvette qui s’ouvre à la sortie de la gorge du Pont du Prêtre fermée au Nord par la masse importante du Quoirau, à l’Est par les contreforts étagés de l’Arcanier, et au midi par le Colombier que prolonge la chaîne de l’Averset. C’est un fond de lac alpin, sur les bords duquel se trouve l’agglomération de Valbonnais (750 mètres d’altitude) et les hameaux de Verneys, des Angelas, de la Roche, plus à l’Est, Entraigues."
Valbonnais doit son nom à la rivière de la Bonne qui traverse la vallée. Ses habitants sont appelés les Valbonnetins (et non pas Valbonnésiens comme on l’entend parfois). Cette dénomination curieuse fait échos à celles des habitants des hameaux voisins, tout aussi savoureuses (car ces noms sont en patois). Ainsi les habitants des Engelas s’appellent les Engelaurous, ceux de La Roche, les Rouchaïrous, ceux des Verneys, les Vernusaux, et ceux de Péchal, les Pécharaux.

Généralités administratives de la commune
Latitude – Longitude : 44° 54' 03'' Nord / 5° 54' 18'' Est
Altitude : 672 m (mini) – 2 544 m (maxi)
Superficie : 23,95 km²
Population: 440 habitants en 1999 (plus de 1200 recensés en 1801)
Densité :18 hab./km²
Longtemps, la région historique du Valbonnais a été constituée de cinq paroisses (Valbonnais, Entraigues, Valjouffrey, Le Périer, Chantelouve).
Valbonnais est désormais un chef-lieu de canton à vocation administrative, qui compte dix communes : Chantelouve (les habitants sont appelés les Chantelouviers), Entraigues (les habitants s'appellent les Entraiguois), Lavaldens, La Morte, Oris-en-Rattier, Le Périer (les habitants s'appellent les Péretons), Siévoz, Valbonnais, La Valette, Valjouffrey (les habitants s'appellent les Sapparys).
Chaque commune possède de nombreux hameaux, généralement construits dans les lieux les plus favorables, à l'abri des avalanches et proches d'un cours d'eau. Ainsi le Perier en compte dix-sept, Chantelouve dix, Valbonnais cinq, Valjouffrey cinq et Entraigues, deux. Chaque hameau possède des fontaines, des lavoirs, un four à pain et une chapelle.